7 juil. 2008

Qu'est-ce que c'est ?


J'attends des réponses...La réponse sera révélée demain. Non, ce n'est pas une soucoupe volante abandonnée.

3 juil. 2008

L'iPhone a-t-il chauffé à blanc ?


C'est la première fois que je vois un homme avec l'exacte empreinte d'un iPhone, gravée à vif dans sa poche arrière. L'homme était dans une conférence high tech, où tout le monde avait un iPhone. J'ai cru un instant que c'était une nouveauté d'un chic absolu : porter un jean usé par un usage fou de l'iPhone. Hélas, informations prises, ce n'était que l'empreinte d'un banal portefeuille. Dommage.

2 juil. 2008

Bonheur à Budapest


J'ai passé quelques jours à Budapest. C'est déjà fini. Budapest est une belle ville, mais parce qu'il y a eu toutes ces rencontres merveilleuses, ce fut plus qu'un plaisir, un grand bonheur. Je m'en souviendrais comme du Danube ce soir-là : de l'or en fusion.

Blue Hotel

Un hôtel bleu comme une bonbonnière de porcelaine Wedgwood, sur une place toute simple. Budapest me plaît.

La boîte à lettres

Rescapée du 19e siècle, sans doute, voici une boîte à lettre à Budapest.

Les bains





Peut-être que l'on peut avoir les mêmes soins et les mêmes bains chauds à Vichy ou Aix les Bains, mais c'est tellement plus beau à Budapest, dans les historiques Bains Gellért. Les bains des femmes sont des merveilles de mosaïques turquoises. Budapest propose des dizaines et des dizaines de bains thermaux publics. Le soir, aux stations d'autobus, on voit les travailleurs et leur petit sac de sport se diriger vers un établissement ou un autre. Après le bain thermal et le massage, on reste sur les pelouses à ciel ouvert jusqu'à la fermeture.

Budapest au hasard


Qu'est-ce que c'est ? La présidence de la République ? L'opéra ? La plus grande banque du pays ? Mais non, juste un hôtel, certes de luxe. Budapest a gardé des fastes impériaux, à portée de tous, dans chaque rue.

Etkezökocsi


Le hongrois est une langue compliquée. Ceci veut dire, tout simplement, wagon-restaurant

L'antiquarium




L'un des grands électeurs de Bavière, vers le 16e siècle, a construit une galerie dans son palais de Munich pour exposer sa collection de statues antiques, dont celles de tous les empereurs romains. On l'appelle "L'antiquarium". J'était seule avec tous les empereurs et un peuple de statues. C'était magique.

A la tombée du jour

Un violon jouait dans le kiosque, des amoureux étaient étendus sur l'herbe, des promeneurs buvaient de grandes chopes de bières sous les maronniers, et certains jouaient même à la pétanque. C'était idyllique. Ce n'est que plus tard que j'ai découvert que les galeries du parc avait abrité la première exposition sur "Comment reconnaître un juif", que Hitler vivait à deux pas et qu'il a du aimer se promener le soir. Munich ne veut pas se souvenir. Rien, à part dans le quartier "nazi", où a eu lieu l'autodafé des livres "dégénérés", ne rappelle une seule seconde quelle a été son histoire entre les années 30 et 45. Dachau est a quelques kilomètres. On peut visiter, comme une banale étape touristique.

A la bonne franquette


Le service de table du prince de Bavière. Du vermeil, en toute simplicité.

La petite dame dans la main de la grande dame


P6230104, originally uploaded by Briconcella.

Au début d'un pont de Munich, cette belle et grande statue tient dans sa main une petite victoire ailée. Ce doit être la chargée des missions spéciales de la belle et grande dame.

Palais bavarois


Le grand électeur de Bavière (autrement dit, le Prince) vivait dans un palais de cent vingt pièces à Munich. Rien n'était trop précieux, ni trop rare. Des cabinets de "chinoiseries", des chandeliers en ivoire, et de l'or, de l'or, tellement d'or partout que Versailles semble par comparaison un peu négligé et en difficultés économiques. Cependant, j'ai eu un peu mal au coeur.



Et au milieu coule une rivière

Munich est traversé par une rivière (oublié le nom) qui est l'exacte république de ma rivière, celle qui coule près de mon village. Une vraie rivière sauvage, avec des joncs, des petites sous-rivières fantaisistes, des galets, de grands arbres qui sentent bon, mais aussi de vrais baigneurs, en pleine ville !

23 juin 2008

Cordoue

La Sudiste (pseudo) a visité Cordoue et m'a envoyé des photo par mail. Je n'y ai jamais été mais voilà mon voyage du dimanche. Etre ici et ailleurs, grâce aux photos d'une personne que l'on n'a par ailleurs jamais vu, cela m'émerveillera toujours. Précision : La Sudiste, Regardeuse, et LG sont trois soeurs et je suis très contente qu'elles m'aient adoptée en tant que "cousine de Paris" sur Internet.
Photo ci-dessus: c'était peut-être la mosquée de Cordoue, il y a très longtemps. avant Isabelle la catho. J'ai l'impression que oui.

Sang et or : l'Espagne, naturellement

Des fleurs de cailloux, dures sous le pied, douces à l'oeil


22 juin 2008

L'été, l'été


Et surtout ce moment magique, le début de l'été, qui est toujours le même bonheur, la fin de l'école, les blés et avoines presque mûrs, toutes les fleurs de la création, les cerises sur l'arbre, les framboises sous les feuilles, les tétards dans les lavoirs les premières étoiles d'été, le soir, l'eau de la rivière encore abondante et fraîche, avec la grande plaine des vacances à portée de vue.


9 juin 2008

Discipline


Une institutrice (nostalgique ?) a affiché ce vieux règlement de 1930 dans sa classe. Plus de risques que les élèves crachent sur l'ardoise pour effacer la craie. Les deux ont disparu.

Roland Garros


Comme c'est étrange, sur la place de l'Hotel de Ville, de voir tous ces gens assis sur un bout de moquette orange, dans le vent et le froid, au nom du tennis. Ils n'ont donc pas la télé chez eux, bien au chaud ?

28 mai 2008

Mai


Jamais il n'y a eu tant de roses, partout, qui débordent des murs et des jardins, sur n'importe quel mur, sur les talus. Au détour de n'importe quel petit virage, elles sont là, splendides. Pouvoir assister à leur mois, le mois de mai, sur une route de campagne, un jour de semaine, quand chacun travaille dans des villes pluvieuses et poisseuses, quel bonheur.

Spirituel

De temps en temps, une affiche de pub réussit à être spirituelle. J'aime bien celle-ci, pour une marque de farine. La chère Babette (Madame Farine) a un second message : "Babette veut bien tomber dans vos filets, s'ils sont mignons". Joli, non ?

Echaffaudages

Nous sommes en cage. L'immeuble est entièrement emprisonné d'échaffaudages, ce qui permet une méditation quotidienne sur la condition des détenus dans le monde. Grillages, barreaux, triste pénombre des appartements. Mais comme la toute première vocation des humains est de communiquer avec leurs semblables, nous avons établi quelques relations avec les ouvriers qui partagent notre vie quotidienne depuis l'échaffaudage. Le contre-maître, qui a un jardin et respecte les plantes, a accroché les miennes le long des coursives pour les protéger des karchers. Je suis sûre qu'il les arrose aussi. Il a promis de veiller sur le chat s'il le voyait s'aventurer sur les poutrelles métaliques glissantes.

27 mai 2008

La pivoine


J'aime les pivoines. ça ne dure qu'un instant, quelques jours, mais pour ces quelques jours, quel luxe, quelle abondance de fronces, de ruchés, de smocks et de rose grisant, pour rien, juste pour être la plus belle.

13 mai 2008

Le landau


Un landau de poupées, en osier...Beau, frais, et à vendre, devant une boutique . Il est magnifique et si j'avais six ans, j'aurais élaboré toutes sortes de folies et de complots pour l'avoir. D'ailleurs, je vais l'acheter.

10 mai 2008

Cherche J.F.


Dans une avenue des beaux quartiers de Paris, déserte durant ce pont du 8 mai, j'ai soudain vu, collée au tuyau d'une gouttière d'immeuble, cette petite annonce. Urgence, impatience, peut-être désespoir. Un message brut, sans fioritures. Les trottoirs étaient vides, il n'y avait personne, juste cette bouteille à la mer.

1 mai 2008

1er Mai


La surprise du jour : un pot de muguet du 1er mai, envoyé via mes ondes wifi, par Jenny. Le parfum est celui du 21e siècle, il sent le "douce pensée électronique" et c'est délicieux.

27 avr. 2008

Enseigner


Pour la première fois de ma vie, je fais l'expérience de l'enseignement, face à une classe (de grands). Tout ceci est encore très mystérieux. Mais devant la froideur de cette salle vide, où se passe tant de choses importantes pourtant, je me dis que "enseigner" a un vrai problème d'image. Comment illustrer ? Et comment ne pas s'ennuyer d'avance lorsque, élève, on arrive dans ces salles mornes ?

Gâteaux culte


Qu'est-ce qui nous manque quand nous Français vivons à l'étranger (à part le pain et le fromage, bien sûr). Pour moi, ce sont les biscuits français. Il me semble que les Chamonix, les Paille d'or et les langues de chat sont des piliers de la culture et des enfances françaises. Même si on en mange jamais en France, ils nous manquent. On peut y rajouter les Figolu (mais on trouve des versions locales satisfaisantes).

20 avr. 2008

L'abat-jour


Une toute petite boutique de bijoux sous la protection d'un gigantesque abat-jour plissé, d'un rose délicat...Chaque fois, je m'arrêtais pour l'admirer, depuis la rue. Hier, je suis enfin entrée pour le voir de près. Il est magnifique et a une histoire. Nathalie, la propriétaire, l'a dessiné et commandé à un artisan sans penser qu'il pourrait ne pas rentrer par la porte. Mais il est rentré...à un millimètre près. Dans la maison de rêve que je n'aurais jamais mais qui est meublée dans ma tête de beaucoup de choses vues, il a déjà sa place. [Boutique Nathalie Sevikian, 13, rue Froissart, 3ème arrondissement]

13 avr. 2008

Enseignes

Les devantures qui ont fait notre enfance disparaissent à toute vitesse. Je vais essayer de sauvegarder quelques enseignes "vintage". On commence avec cette boutique de trains miniatures, dont l'enseigne est pur année 50. Je regrette de ne pas avoir pu photographier avant qu'elle ne disparaisse une incroyable enseigne "Orthopédie" dont chaque lettre, les pauvres, était tordue, cassée ou de guingois, comme les pauvres os que l'orthopédiste réparait.

Raffles


Dans une rue de Belleville, quartier de migrants par excellence, j'ai vu cette liste de numéros d'urgence à appeler en cas de raffle policières des sans-papiers, placardée dans la vitrine d'un magasin. Nous en sommes là. A Belleville, en décembre dernier, très peu de sans-papiers osaient sortir le samedi, jour de raffles dans les rues et métro.