mardi, février 9

Métro et proverbes

En un seul voyage en métro, deux proverbes sur des publicités. Un d'Algérie, et un du Mali. C'était le jour des proverbes

dimanche, février 7

Le baobab du Mali



baobab mali, originally uploaded by Briconcella.
On vient de m'offrir ce baobab d'Afrique. Sérieusement. Pour que je m'y accroche par mauvais temps...

mercredi, février 3

Niger

J'ai fait numériser une partie des diapositives de mon père. Il faut s'attendre à voir beaucoup d'Afrique ces jours-ci sur ce blog. C'était un très bon photographe. Il a eu accès très tôt aux films couleurs Kodack, importés des États-Unis. Et c'était un très grand connaisseur de l'Afrique, après toutes ces années. Voici une "tata", une maison de terre battue, une architecture de tradition Peulhe, sans doute au Niger. J'aime beaucoup cette photo. Merci, pour l'instant, de ne pas la reproduire ou l'utiliser.

La maison, Gabon



home, gabon, originally uploaded by Briconcella.
La maison était au fin fond "de la jungle profonde", comme dans les films. Une de nos très grosses bêtises - laisser négligemment des bouts de canne à sucre à moitié mangées derrière un des "murs", par paresse, au lieu de les jeter dans le feu qui brulait tout le temps, pour les moustiques - a conduit au pire. La nuit suivante, une armée de fourmis rouges a débarqué et tout ravagé. Nous avons été réveillées par des cris, une grande agitation, en pleine nuit. Mon père a fait la seule chose à faire. Arroser d'essence, mettre le feu à la maison, et sauter dans la jeep pour nous mettre à l'abri un peu plus loin. Mais je crois bien qu'on a reconstruit une autre maison, à l'identique. Je sais, ça parait inventé, mais c'est vrai.

mardi, février 2

me & my giraffe, Niger


me & my giraffe, Niger, originally uploaded by Briconcella.

Je me souviens très bien d'elle. Quand l'Afrique était le royaume des aventuriers, quelqu'un, dans ces quelques maisons modernes en béton brut sur le pourtour de Niamey, avait une girafe dans son terrain vague, on ne sait pas pourquoi. Les voisins se plaignaient beaucoup d'elle. Elle ravageait les plate-bandes, les plantations, tout. Mais quel bonheur d'avoir une girafe derrière la maison.

dimanche, janvier 31

Le nez en l'air, un dimanche à Paris



Nouvel appareil-photo sur nouveau téléphone (qui fait des photos roses....) et dimanche glorieux au-dessus de Paris.

Un cerisier en fleurs, en janvier


On pourrait dire qu'il s'agit d'un miracle, puisqu'il pousse à côté du siège d'un ordre religieux, dans le vieux Paris.

Un papillon



gv French meet-up, originally uploaded by Briconcella.
Un faux, mais si vrai, invité dans un restaurant couscous...

samedi, janvier 30

In praise of sugar


bascou, originally uploaded by Briconcella.

Merci pour le sucre, merci pour les mille-feuilles, merci pour les fondants au chocolat, merci pour la ganache.

mercredi, janvier 27

Pensive



26012010068, originally uploaded by Briconcella.

dimanche, janvier 24

Un dimanche pour Haïti, à Paris



24012010050, originally uploaded by Briconcella.
Concert pour Haïti au Bataclan, à Paris

dimanche, janvier 17

The Writing is on the wall



16012010043, originally uploaded by Briconcella.

dimanche, janvier 10

Winter



Winter, originally uploaded by Briconcella.

samedi, janvier 9

Les femmes qui lisent sont dangereuses



Neige à Paris

mardi, janvier 5

I see hearts


05012010015, originally uploaded by Briconcella.
C'est aussi le nom d'un groupe sur le site de photos Flickr

vendredi, janvier 1

Voeux

vendredi, décembre 25

Chat regardant lions

Notre chat aime les documentaires animaliers.

lundi, décembre 21

Le quartz rose


Rose Quartz - Maine, originally uploaded by adamantine.

Dans un passage parisien, sur les Grands Boulevards, près du Musée Grévin, je suis entrée dans une boutique découverte par hasard entièrement consacrée aux pierres fines, cristaux, fossiles. Devant toutes ces merveilles colorées et les quartz roses, je me suis soudain demandé si ce cristal, très courant et peu cher, avait une signification, comme le jade (bénéfique selon l'Asie) ou les opalines (à manier avec précaution, je crois). Le propriétaire, obligeant, est allé chercher un livre spécialisé. Voici ce qu'il y avait écrit à la page "Quartz Rose".
"Pierre de l’amour inconditionnel et de la paix infinie, c’est le cristal le plus important pour le cœur, qui enseigne la véritable essence de l’amour".
Avant de sortir, j'ai acheté un cœur en quartz rose, que je porte au cou.

vendredi, décembre 11

Deux ans

mercredi, décembre 9

Dark heart


06/12/2009, originally uploaded by Briconcella.

Dreamy


Dreamy, originally uploaded by Briconcella.

dimanche, novembre 29

Le petit manguier


Aujourd'hui, jour de Tabaski (Aïd) et de fête au village, à midi, en présence de tous les villageois, un petit manguier a été planté dans ce village, au Mali.

mercredi, novembre 25

Alice


By Maya


Comptine d'un Autre Été,l'après-midi
(Yann Tiersen)

dimanche, novembre 22

Là où rien n'est possible, la beauté l'est encore (Camus)

Transcription d'un texte très peu connu, et oublié, d'Albert Camus*.

Quand le ciel est contraire, ce n’est rien de s’habituer au malheur. Mais le danger est de perdre toute disposition au bonheur et de désapprendre à le recevoir. S’il survient alors, pour peu qu’il soit brusque ou violent, il arrive qu’on le manque. Ces dons du ciel, longtemps attendus dans la stérilité, voici qu’ils tombent en pluie précipitée, qu’ils nous débordent et nous échappent au lieu de nous combler, et que nous retournons sans eux dans l’étroit du malheur. Il nous faut alors, de nouveau, attendre les surprises célestes.

Ainsi de la pluie au désert. Des mois, des années durant, la terre brûle et halète et se consume sous un ciel inaltérable. Au ras du sol, la vie cache ses combats et ses amours, tout plie ou s’accroupit sous le vent sec et ses souffles brûlants. Les plantes se couvrent de nœuds épineux, épaississent encore leurs cuirasses pour mieux préserver l’humidité de leurs fibres ; les animaux raccourcissent leur respiration, deviennent avares de leurs mouvements. A l‘extrémité de la disette, la vie baisse encore d’un ton, pour seulement durer. Mais, sur cette frontière mortelle, il semble chaque jour que le soleil du lendemain suffira pour faire flamber le désert entier et consumer toute vie dans ce bûcher terrible. Un jour pourtant, venu on ne sait d’où, un vent léger et humide se lève, des nuages s’amassent rapidement dans le ciel, la lumière s’éteint et les couleurs du désert foncent. Une à une, les premières gouttes d’eau s’écrasent sur le sol, aussitôt bues par le sable. Bientôt, d’énormes et brutales averse crèvent en cataractes sur toute l’étendue désertique. En quelques heures, le ciel va déverser l’eau d’une année. Et cependant, la terre altérée n’aura même pas le temps de digérer cette manne impérieuse. L’eau se répand partout, arrache les terres meubles, noie les sables et transforme le désert en lac. Si la pluie continuait , elle ferait de ces lieux maudits une vallée de Canan. Mais avant que le sol puisse être profondément imprégné, brusquement, la pluie s’arrête et le ciel vire au bleu. Le sable avale d’un trait ce qui reste d’eau. Quelques heures après, la terre craque et se gerce, appelant l’eau une fois de plus, ouverte encore, et vainement, à des averses qui mettront des mois ou des années à revenir.

Pourtant, ce n’est pas encore la totale sècheresse, et ces contrées n’en ont pas fini avec les bénédictions dévorantes de l’eau. Venue des gorges lointaines où prennent naissances des rivières éphémères, une clameur sourde, puis hurlante, se fait entendre sous le ciel désormais tranquille. Au pied des montagnes, les eaux, venues de toutes parts, se réunissent dans le lit des torrents qui grossissent à vue d’œil, gonflent démesurément et se ruent dans la désert. Ils débordent leur lit, dévastent les rives et détruisent toute vie sur leur passage. L’eau, maintenant, coule de toutes parts en grondant. Elle arrête , sur la terre cruelle, les combats et les amours, roulant vainqueur et vaincu dans la même mort, séparant les amants acharnés pour les coucher dans la boue. Puis d’écumeux et bondissants, les flots deviennent boueux. Ils s’épaississent et s’étalent comme une lave lente qui sèche peu à peu dans le lit caillouteux. Quand le soleil règne enfin sur le ciel, les sables fument, les mares blanchissent et, peu après, le désert brûle encore. Ses créatures, plantes et bêtes, échappées au désastre, sentent à nouveau se creuser en elles cette longue soif qui vient d’être noyée sans être assouvie. Subite, sans crépuscule, la nuit vient et dévore, d’une seule bouchée, un ciel qui ne sait rien mesurer de ses peines ni de ses dons.

Mais à vivre dans le désert, on apprend à recevoir du même cœur le dénuement et la profusion. L’éternité du monde est fugitive, la fleur d’un seul jour justifie à certains instants toute l’histoire des hommes. C’est là ce qu’enseigne le désert et, dès lors, on peut attendre l’aube où tout est réconcilié, la pluie soudaine et brève où, selon Valery, l’on se jette à genoux. On attend, aussi longtemps qu’il le faut, et un jour le rendez-vous est pris, l’aube et la pluie sont là. Il est bien vrai que, malgré leur violence, orages et torrents passent sur le désert comme l’ombre d’un nuage à la surface des grands océans. Sur l’immensité desséchée, ils laissent seulement une rosée rapide et insuffisante. Et cependant, à certaines saisons du moins, cette rosée suffit pour qu’ une nuit sables et pierres disparaissent sous les fleurs. L’eau mouille fugitivement l’écorce de la steppe jaune et le lendemain une mer éclatante y roule ses courtes crinières fleuries.

Une splendeur si soudaine serre le cœur et le ravit à la fois. Le temps accomplit bien d’autres merveilles que celles-ci. Mais, justement, on appelle miracle ce qui se passe du temps et qui s’accomplit sans effort, ni préparation apparente. Les fleurs qui pavoisent à ce moment le désert sont les corolles du miracle. Sur cette terre stérile, rien en effet ne poussera jamais qui puisse servir à l’homme ; aucun épi ne parviendra à maturité dans ces labours de pierre. Les êtres eux-mêmes y naissent adultes, luttent rapidement du premier au dernier soupir et meurent, loin de toute jeunesse et de toute vieillesse, sans déposer les armes. Rien ici n’est possible, tout est donné à tous, en une fois. Mais là où rien n’est possible, la beauté l’est encore avec ses brefs miracles et son éternel éclat. Le désert est une terre de beauté, inutile et irremplaçable. Les seules moissons dont il se couvre sont de fleurs et n’ont qu’un jour ou deux pour germer, gonfler et disparaître. Mais elles jaillissent en gerbes multicolores de campanules et de pavots, elles resplendissent avant de mourir. Certaines de ces fleurs attendent pourtant dix années pour éclore. Puis elles s’épanouissent et meurent en un jour. Comment certains hommes n’adoreraient-ils pas dans ces fleurs une énigme fraternelle ? Non, il n’est pas de créature si ingrate qu’une rosée fugace un jour ne la fasse fleurir et l’emplisse d’un lait de douceur. Le cactus du désert se couvre d’épines, s’engonce dans sa carapace pustuleuse, et le voilà semblable à une affreuse plante animale, arbre sans ombre, pieuvre prisonnière, enchaînée par malédiction dans l’enfer du soleil et de la poussière. Vienne la pluie pourtant, et sous son brusque baptême, la peau maintenant verte et vernissée du cactus se soulève, crève, et laisse s’échapper une à une les plus belles fleurs du désert. Au premier soleil, elles dardent timidement le fourreau encore froissé de leurs pétales couverts de rosée. Le soleil les sèche rapidement et à mesure que la journée avance, la corolle s’ouvre un peu, se défroisse, se déploie encore. Sur ces plantes mortes éclate enfin une fête somptueuse de couleurs et de chairs tendres : des corolles fragiles veinées d’un sang léger dorment dans un lit d’épines. Et comme certains visages hirsutes et ravinés offrent la surprise d’un regard clair et tendre, ici des végétaux maudits couronnent leurs lourds torses barbelés d’une grâce fragile et odorante. Surgissant au-dessus des plus vieilles terres du monde, hors de sa niche de pétales, un gâteau d’étamines offre au soleil, pour un instant, le frais et humide mystère des commencements.

La nuit et le silence tombent ensuite sur le désert transfiguré. Pour un court moment encore, quelque chose dans ces solitudes espère l’impossible, le miracle continué : des fontaines muettes coulent dans le sable et une herbe invisible s’emplit d’insectes heureux. La paix va triompher, le rat dormir près du serpent, le tendre lynx renoncer au meurtre, l'Eden enfin agitera les branches de ses grands arbres au-dessus des prairies grasses où dorment des fauves innocents. Le matin peut ensuite se lever sur les collines inchangées et les vallées désolées, la chasse implacable commencer. Le soleil de midi peut monter à son aplomb, recroqueviller les fleurs pour les brûler, et tuer la vie et l’espoir sur l’immense étendue. Le souvenir au moins demeure de la fraîcheur et de la beauté. Il sera obscurci par le vent qui, de nouveau, recouvrira plantes et animaux d’une cendre de sable. Il perdra une à une ses couleurs, les fontaines tariront, l’herbe crépitera avant de mourir. Dans la guerre revenue, les animaux se mordront à la gorge ; meurtres et amours sauvages se succéderont entre les deux déserts du ciel et de la steppe. L’Eden est loin, les prairies ont brûlé, et désormais, pendant de longues années peut-être, la peur, la soif, les brefs triomphes, la mort règneront sur ces solitudes. Seule la trêve haletante de la nuit apportera aux animaux un repos encore traqué. Mais l’espoir qui perd ses appuis et sa lumière, l’espoir de la nuit, porte un nom, qui cache le secret de toute grandeur, et qui est obstination. Qui, dans ces solitudes que la nature, ou la société, offre à l’homme, vivrait ou créerait, sans l’obstination sacrée ? Qui consentirait à supporter le jugement et la haine, ou surtout à marcher dans le désert que chacun porte en soit, sans cet entêtement souverain qui refuse la démission et fait de la mort elle-même une victoire ? Les déserts sont ainsi les royaumes de la vertu unique, celle qui existe par elle-même et sans qui aucune autre vertu n’existe, la volonté d’être. Ici, l’insecte et le fauve depuis des millénaires donnent la leçon à l’homme. Ils ont fait de la patience elle-même un espoir. Patients à s’assouvir, patients à vivre et à mourir, ils attendent, au ras du sol. Comme s’ils savaient qu’au cœur même du silence et de l’aridité, une promesse,connue d’eux tous, chemine au long des temps et, de loin en loin, en une nuit, couvre de fleurs le désert. Mais en vérité, ils le savent, soyons-en sûrs, et c’est nous au contraire qui, chaque jour, devons l’apprendre, dans la solitude. Ainsi, parmi les racines sèches et les végétaux monstrueux, loin des sources ,dans ces contrées étranges où la fontaine et le puits ombreux cèdent la place à la citerne épineuse du cactus, il nous faudra longtemps durer pour obtenir un jour, moisson fragile, la brève et puissante liberté de ceux qui ne possèdent rien et qui saluent pourtant la vie jusque dans ses énigmes.

* « Désert Vivant » (ouvrage collectif de textes et photos sur la faune et la flore du désert, début des années 60, Éditions photographiques Disney, France)

vendredi, novembre 20

A ladybug, in November


18/11/2009, originally uploaded by Briconcella.

jeudi, novembre 5

Ladybug


Ladybug lo, originally uploaded by ®DS.

samedi, octobre 17

Le grand mur vert


C'était hier (ou avant-hier) le "Blog Action Day", un jour pour écrire sur (et contre) le réchauffement climatique. L'idée qui me plait vraiment le plus est ce projet de mur vert, déjà exposée à l'ONU : un rideau d'arbres qui s'étendrait de l'ouest à l'est de l'Afrique en traversant même le Sahara. Un peu comme notre Méridienne, en France. Je suis sûre que c'est possible (Graphique via Eyembe Elango, pdf ici )

mardi, octobre 13

Moi, mon papa, il est président




Une de Libération du 13 octobre:)

samedi, octobre 10

Atelier Franck Sorbier



atelier Franck Sorbier, originally uploaded by Briconcella.